Actualités

In Situ

Fin de résidence In Situ au Collège Henri Sellier, à Bondy, avec les élèves de la 5ième 2.

Un grand merci au conseil Départemental de Seine Saint Denis, à la Maison de la Culture de Bobigny, et à toute l’équipe enseignante du collège Henri Sellier qui sont à l’initiative de ce projet.

 

 

La mort de Danton


texte Georg Büchner (traduction Arthur Adamov)
mise en scène François Orsoni
avec Brice Borg, Jean Louis Coulloc'h, Mathieu Genet, Alban Guyon et Jenna Thiam

scénographie Pierre Nouvel Dramaturgie Olivia Barron costumes Pascal Saint André perruques Cecile Larue son Remi Berger musique Thomas Landbo & Remi Berger  régie François Burelli & Antoine Seigneur-Guerrini

Théâtre de la Bastille
du 16 février au 04 Mars à 20h
Relâche les 19, 23 et 26 février

http://theatre-bastille.com/…/les-spectac…/la-mort-de-danton

production Théâtre de NéNéKa                    

co-production MC93 Maison de la Culture de la Seine-Saint-Denis, Théâtre de la Bastille, Collectivité Territoriale de Corse, Ville d’Ajaccio, avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

Les contes chinois en Avril 16

Textes choisis de Chen Jiang Hong
Le prince tigre et Le cheval magique de Han Gan
Editions l’Ecole des Loisirs
 

Mise en scène François Orsoni
 

Textes dits par Camille Rutherford
 

Illustrations Chen Jiang Hong
 

Musique Rémi Berger & Thomas Landbo
 

Scénographie & vidéo Pierre Nouvel
 

Régie générale  Antoine Seigneur Guerrini et François Burelli

Régie vidéo Raphaelle Uriewicz

 

Coproduction Collectivité territoriale de Corse - Ville d'Ajaccio

Création festival Codex, grande halle de la Villette 2008

 

 

Avril 2016

Théâtres en Dracénie - Draguignan (83)  : mardi 19 (14h30 ) mercredi 20 (15H) Jeudi 21 (15H)
Théâtre Le Forum - Fréjus (83 ) : dimanche 24 (17h) lundi 25 (14h) 
Espace Diamant - Ajaccio (20)  : mercredi 27 (18h30), jeudi 28 (14h00 et 18H30)

La mort de Danton de Georg Büchner

Lecture 

Jeudi 28 mai 2015 - 18h30
Bibliothèque Patrimoniale - 50 rue Fesch - Ajaccio

Mise en espace François Orsoni 
Avec Brice Borg, Jean-Louis Coulloc’h, Victoire Du Bois, Mathieu Genet, Yannik Landrein

lamortdedanton

A partir du moment où la nécessité d’agir prive le révolutionnaire de ce qu’il pensait être sa liberté d’action, la rhétorique est ce qui permet de cacher le vide sur lequel repose le pouvoir. Elle est un discours démagogique destiné à faire croire que « les législateurs veillent » et que « leurs yeux sont infaillibles ». Elle assène l’idéologie dominante. 
Quiconque la maîtrise peut espérer se maintenir. 

Quiconque laisse le dernier mot à l’adversaire est perdu.
La rhétorique joue un rôle essentiel dans la mort de Danton. Elle préside aux discours et aux débats à la convention et au comité de salut public. « Tisse tes périodes où chaque virgule est un coup de hache et chaque point une tête tranchée » dit Barère à Saint Just. On a le sentiment en effet que le verbe a un pouvoir de vie où de mort. La parole est ici une arme. Le pouvoir n’appartient pas seulement à ceux qui sont nobles, ou à ceux qui sont riches, mais à ceux qui ont la science et maîtrisent le langage. Büchner s’est toujours employé à montrer le fossé entre ceux qui savent, ou se targuent de savoir, et ceux qui subissent, ceux qui n’ont pas accès au langage. C’est donc du langage dont nous parlerons à travers le choix de ce texte pour cette nouvelle lecture, de sa puissance, de sa dangerosité, de sa capacité à nous élever, à nous tuer aussi. Religion, politique, utopie, jouissance, désillusion… bref, nous parlerons de théâtre !

Compagnie conventionnée par la Collectivité Territoriale de Corse et la Ville d’Ajaccio

Murtoriu

Lecture 

11 mars 2015 à 9h30 Salle de spectacle du Lycée Giocante de Casabianca (Fango)
12 mars 2015 à 18h30 Bibliothèque patrimoniale d'Ajaccio

C'est de Paris, au cours d'un séjour un peu plus long, dans ce grand mouvement de balancier qui nous pousse à fantasmer la corse de loin comme on rêve d'autres horizons depuis ses rives, que François Orsoni s'éprend du roman de Marc Biancarelli, Murtoriu. Il tombe dans ces mots âpres, rugueux et s'attache à l'histoire de cet homme volontairement reclus, dont l'univers entier se confine à quelques montagnes qui dessinent les contours du territoire qu'il a choisi pour vivre, quelque part dans le sud de la corse, un endroit qui pourrait être notre village à tous : Le Village. C'est de cet exil, loin de la côte et de son agitation touristique que parle notre héros, comme certains grands auteurs de la littérature américaine qui s'exilent dans des contrées sauvages et que semble tant affectionner notre protagoniste - l'auteur lui-même? François contacte Marc Biancarelli et imagine un événement dans le cadre des cycles de lectures mis en place en partenariat avec la ville d'Ajaccio. Marc Susini et Pierre Laurent Santelli liront aux côtés de Diana Saliceti, pour que sa voix grave se glisse dans cet univers d'homme, abrupt, brutal diraient certains, hermétiques à la poésie de notre pathos. Les mots français et corses se répondent, dans une polyphonie à trois voix comme pour affirmer les éclats de la pensée des personnages et la fragmentation de la narration de ce roman sombre et puissant qui nous plonge au cœur de nos racines autant que de notre époque. Et c'est là toute la beauté et la prouesse du roman de Biancarrelli.

Murtoriu 
Lecture du roman de Marc Biancarelli

Mise en espace François Orsoni
Avec Diana Saliceti, Pierre-Laurent Santelli, Marc Susini
Régie François Burelli

Murtoriu un roman édité par Actes Sud, traduit du corse par Jérôme Ferrari, Marc-Olivier Ferrari et Jean-François Rosecchi, Septembre 2012

Compagnie conventionnée par la Collectivité Territoriale de Corse et la Ville d’Ajaccio

Jeunesse sans dieu au Théâtre d'Arles

Huma Rosentalski

Huma Rosentalski

Dernier roman d'Ödön von Horváth, écrit en 1937, Jeunesse sans Dieu décrit la montée du nazisme à travers les rapports d'un professeur aux prises avec ses élèves endoctrinés par les idées fascistes. Profondément humaniste, cet antihéros cherche à résister mais voit son autorité et son enseignement remis en cause. Il pressent alors le danger qu'il encourt à ne pas se conformer. Lors d'un camp de formation militaire pour les adolescents, il aura à faire face à un crime et à un procès, qui le confronteront à son inconscient et à ses mensonges. Après Jean la chance, puis Baal de Bertold Brecht, François Orsoni adapte le roman d'Ödön von Horváth qui aborde avec lucidité et poésie un monde en perte de valeurs et d'illusions, hanté par l'ordre et la religion. En insistant sur sa dimension psychanalytique, le metteur en scène fait du questionnement intérieur du professeur un duel passionnant entre sa bonne et sa mauvaise conscience. Le théâtre devient alors le champ de bataille de ses pensées, une arène où s'affrontent la culpabilité, la foi et la liberté sur fond de malaise d'une civilisation.

Jeudi 22 janvier 2015 à 19:30 et vendredi 23 janvier 2015 à 20:30
Théâtre d'Arles
34 boulevard Georges Clemenceau 13200 Arles

Contes chinois de Chen Jiang Hong

conteschinois.jpg

Textes choisis de Chen Jiang Hong
Le prince tigre et Le cheval magique de Han Gan
Editions l’Ecole des Loisirs
 

Mise en scène François Orsoni
 

Textes dits par Camille Rutherford
 

Illustrations Chen Jiang Hong
 

Musique Rémi Berger & Thomas Landbo
 

Scénographie & vidéo Pierre Nouvel
 

Régie générale  Antoine Seigneur Guerrini et François Burelli

Régie vidéo Raphaelle Uriewicz

 

Coproduction Collectivité territoriale de Corse - Ville d'Ajaccio

Création festival Codex, grande halle de la Villette 2008

 

Avril 2016

Théâtres en Dracénie - Draguignan (83)  : mardi 19 (14h30 ) mercredi 20 (15H) Jeudi 21 (15H)
Théâtre Le Forum - Fréjus (83 ) : dimanche 24 (17h) lundi 25 (14h) 
Espace Diamant - Ajaccio (20)  : mercredi 27 (18h30), jeudi 28 (14h00 et 18H30)

Chen Jiang Hong

chenjianghong.jpg

J’ai rencontré Chen Jiang Hong à l’occasion d’une manifestation à Paris Villette en 2008. Le festival codex m’avait offert une carte blanche pour présenter un spectacle destiné aux enfants. J’avais proposé à Chen de faire une performance autour de deux de ses livres, Le cheval magique de Han Gan et Le prince tigre.

Il est ici question de la place de l’art dans le monde, de la force de la transmission, de la difficulté de vivre avec ses différences fussent-elles des dons… D’une manière poétique et métaphorique, ces deux histoires racontent Chen, son héritage culturel et sa propre expérience. Chen, qui est auteur et peintre, travaille dans l’intimité et la solitude de son atelier, mais il aime aussi la scène, le public, la jouissance dans la multiplicité, l’énergie et la générosité que le plateau demande. Et c’est cela qui m’a plu en lui et donné l’envie de faire ce spectacle.Tout s’est construit autour de ces deux éléments : l’intimité et la performance.

Pour le prince Tigre, nous avons utilisé les illustrations du livre de Chen. Chacun des tableaux est projeté à l’échelle du théâtre. La scène devient une sorte de livre ouvert, avec des pop-up géants qui jaillissent du sol. Les images se figent pour raconter, pour suspendre le temps, le regard du spectateur recherche des détails, rentre dans l’image. C’est un montage image en direct, un dessin animé par les sens et les émotions. De véritables tableaux s’enchaînent comme on tournerait les pages d’un livre. A l’échelle d’un théâtre, j’ai voulu reproduire l’intimité d’une lecture qu’on ferait à un enfant le soir au coucher.

Le Cheval magique de Han Gan parle d’un enfant qui va vers la peinture, la peinture comme salut dans la vie, comme moyen de se donner les moyens - le désir de toujours peindre, puis la reconnaissance académique et une fois cette reconnaissance, le risque d’être utilisé par les autres… Chen entre ici en scène. Il agit directement sur la narration en dessinant l’action à l’encre de chine. Son trait fin, rapide et incisif devient le moteur du récit. Une caméra agrandit le dessin sur l’écran de projection qui couvre l’ensemble du plateau. On décompose l’illusion en fabriquant les images devant les spectateurs. C’est une performance picturale en parallèle et en interaction avec cette histoire. Un simple trait de pinceau devient le plateau tout entier, l’image s’anime, certains dessins sont précis, d’autres de simples esquisses, certains sont abstraits. La poésie est partout, dans chacun des dessins, dans leurs silences, dans les histoires, dont le rythme est lent, comme pour s’opposer à la profusion des images que produit et consomme notre monde.

Plutôt que d’incarner les personnages, j’ai voulu faire du plateau un grand livre animé comme une expérience narrative où se mêlent voix, dessin, vidéo et musique. J’ai demandé à Thomas Landbo et Rémi Berger de construire une bande sonore et musicale. Pierre Nouvel a créé la scénographie et la vidéo. Estelle Meyer est la narratrice.
 

François Orsoni