La jeune fille, le diable et le moulin

Texte Olivier Py
Mise en scène François Orsoni

Dramaturgie Muriel Ryngaert

Décor Fabien Teigné
Costumes Thomas Marini
Lumières Martine Staerk
Effets sonores Fabrice Bonelli
Régie François Burelli

Avec Suliane Brahim, Clotilde Hesme, Tomas Heuer, Thomas Landbo, Eric Peuvrel et François Orsoni

Co-production CTC, Ville d’Ajaccio, Ollandini Voyages, CCAS
Spectacle tout public - à partir de 6 ans

Création Théâtre de Bastia, 26 mars 2005


Le père est pauvre et bien fatigué.

Dans la forêt, il rencontre un homme qui lui fait la proposition suivante : « donne-moi ce qu’il y a derrière ton moulin et tu seras riche, très riche. »

« Il n’y a rien derrière mon moulin, pense le père, à part un vieux pommier. »

Il accepte.

Il a tort. Derrière le moulin, il y a sa fille.

Les contes nous font passer par la cruauté et c’est là leur vertu.

Le théâtre est l’espace qui nous permettra de voir enfin le diable, de rencontrer l’ange dans son incarnation, de surprendre un père coupable de cruauté. La jeune fille, le diable et le moulin  prend son origine dans le récit des frères Grimm,  La jeune fille sans main.

Représenter un conte, le faire incarner par plusieurs voix, c’est pouvoir voir le prince et la princesse, le château et le moulin, les squelettes dansants, sans que l’imaginaire que l’on avait de l’histoire soit abîmé. La confrontation du conte de fée, récit d’origine purement oral, au théâtre, lieu d’incarnation de la parole pourrait apparaître comme une évidence. Pourtant le conte, par la part de magie et l’économie dramaturgique qu’il emploie, n’est pas nécessairement propre à la représentation. C’est pourtant justement cela qui rend l’objet passionnant. Si l’auteur propose des solutions dramaturgiques par la mise en texte du conte, la mise en scène doit faire peser le rêve, le symbole, la couleur, le danger, le sang, pour qu’aucun spectateur, qu’il soit enfant ou adulte, ne se voit refuser l’impossible.

La seule règle du jeu est d’accepter l’illusion qu’est le spectacle et la machine à rêver qu’est le conte. Ce spectacle initie au théâtre en passant par sa forme la plus ancestrale, l’histoire contée. 


Diffusion

Création à Bastia, théâtre municipal, mars 2005
Tournée d’été en Corse, août 2005, (Pietrosella, Quasquara, Cutoli, la Porta, Corbara, Pietralba)
Le Kallisté, Ajaccio, mai 2006
Théâtre du Jeu de paume, Aix en Provence, mars 2006